Protégez vos poumons et votre santé en hiver : Conseils importants pour les personnes souffrant de maladies respiratoires

L’air glacial, le rhume et la grippe sont des facteurs déclencheurs courants qui constituent un risque pour les poumons et la santé, en particulier pour les personnes souffrant de maladies respiratoires comme l’asthme, la bronchopneumonie chronique obstructive (BPCO), le cancer du poumon, la fibrose kystique et la tuberculose.

Si vous êtes l’un des trois millions de Canadiens aux prises avec une grave maladie pulmonaire, vous pouvez prendre certaines mesures pendant les mois d’hiver afin de réduire les risques pour votre santé et votre bien-être.

Conseils pour l’extérieur

Un air froid et sec ainsi que de forts vents peuvent irriter les voies respiratoires et provoquer une respiration sifflante, une toux, un essoufflement et une sensation de serrement à la poitrine. Voici quelques idées qui peuvent aider.

  • Vérifiez la météo avant de sortir. Si le temps est trop froid ou venteux, si vous ne vous sentez pas bien ou si vous avez du mal à respirer, essayez de rester à l’intérieur et au chaud.
  • Si vous souffrez d’asthme ou de BPCO, utilisez un inhalateur de soulagement une demi-heure avant de sortir (si votre médecin vous le recommande) et emportez-le avec vous lorsque vous êtes à l’extérieur.
  • Enroulez légèrement un foulard doux autour de votre nez et votre bouche pour réchauffer et humidifier l’air avant qu’il ne pénètre dans vos poumons. Vous pouvez également porter un masque conçu pour faire de l’exercice par temps froid. Inspirez par le nez et expirez par la bouche pour réchauffer l’air avant qu’il n’atteigne vos voies respiratoires inférieures.
  • Portez plusieurs couches de vêtements pour emprisonner l’air chaud près de votre corps et portez un chapeau afin d’empêcher la chaleur de s’échapper par votre tête.
  • Si vous voyagez dans un véhicule et si c’est possible, demandez à ce qu’il soit préchauffé avant d’y monter.
  • Buvez un verre d’eau tiède lorsque vous rentrez à l’intérieur afin de réduire toute sensation de brûlure dans vos poumons. Bien qu’aucune étude ne prouve l’efficacité de ce truc, certaines personnes le trouvent utile après une exposition au froid.
  • Évitez de faire de l’exercice à l’extérieur par temps très froid.

Conseils pour l’intérieur

  • Chauffez votre maison à au moins 18 °C et gardez la fenêtre de votre chambre fermée la nuit.
  • N’utilisez pas de foyer ou de poêle à bois. La fumée et les émanations peuvent irriter vos poumons.
  • Changez ou nettoyez le filtre à air de votre appareil de chauffage pour améliorer la qualité de l’air de votre maison.
  • Prenez des boissons chaudes et au moins un repas chaud par jour. Manger régulièrement aide à maintenir votre niveau d’énergie pendant l’hiver.

 Conseils pour prévenir le rhume et la grippe

Si vous souffrez d’une maladie pulmonaire chronique, votre système immunitaire est déjà compromis et vous êtes plus susceptible d’attraper le rhume ou la grippe, ce qui peut aggraver vos symptômes. Voici quelques moyens de vous protéger.

  • Faites-vous vacciner contre la grippe. La vaccination est votre meilleure protection. L’Association pulmonaire du Canada recommande à la plupart des personnes de plus de six mois de se faire vacciner contre la grippe chaque année. La plupart des personnes atteintes de BPCO et d’asthme devraient également se faire vacciner contre la pneumonie. Parlez-en à votre médecin.
  • Éloignez-vous des personnes malades et évitez les foules en haute saison du rhume et de la grippe.
  • Lavez-vous soigneusement les mains avec de l’eau tiède et du savon pendant 30 secondes (ou le temps nécessaire pour chanter Joyeux anniversaire 2 fois) plusieurs fois par jour. Transportez un désinfectant pour les mains à base d’alcool si vous n’avez pas accès à un évier ou un lavabo.
  • Gardez votre maison et votre espace de travail propres pour lutter contre les microbes. Utilisez un désinfectant ménager ordinaire pour laver les surfaces communes tous les jours. Les nettoyants antibactériens ne sont pas nécessaires.
  • Reposez-vous bien, mangez bien et gérez votre stress. Meilleure est votre santé, moins vous risquez d’attraper le rhume et la grippe en hiver, mais si c’est le cas, vous pourrez récupérer plus rapidement.
  • Surveillez l’apparition des premiers symptômes d’un rhume ou d’une grippe (éternuements, maux de gorge, douleurs musculaires, maux de tête, légère fièvre) et demandez à votre médecin comment les minimiser.

Les cinq principales maladies respiratoires au Canada

Plus de trois millions de Canadiens sont aux prises avec l’une des cinq maladies respiratoires graves : l’asthme, la bronchopneumonie chronique obstructive (BPCO), le cancer du poumon, la fibrose kystique et la tuberculose.

1. L’asthme est une maladie inflammatoire chronique (qui dure toute la vie) des voies respiratoires qui provoque un essoufflement, une oppression thoracique, une toux et une respiration sifflante. Il varie d’une personne à l’autre et peut être léger, modéré ou grave. Il peut venir par poussées et ne pas apparaître pendant de longues périodes.

Les voies respiratoires peuvent devenir gonflées et remplies de mucus, ou petites et serrées, ce qui entrave la respiration. La cause de l’asthme n’est pas connue et il n’existe actuellement aucune cure, mais avec un traitement approprié, les asthmatiques peuvent mener une vie normale et active.

 2. La bronchopneumonie chronique obstructive (BPCO) est un terme générique utilisé pour décrire les maladies pulmonaires évolutives, notamment l’emphysème et la bronchite chronique, caractérisées par un essoufflement croissant. Les poumons sont obstrués ou bloqués, ce qui rend la respiration difficile. Dans 80 à 90 % des cas, elle est causée par le tabagisme. La BOCP est une maladie évolutive actuellement incurable, mais avec le bon diagnostic et le bon traitement, elle peut être gérée. Les gens peuvent vivre plusieurs années avec la BOCP et profiter de la vie.

 3. Il existe deux principaux types de cancer du poumon, qui se développent et se propagent de différentes manières. Le cancer pulmonaire non à petites cellules, le plus répandu, se propage généralement plus lentement. Les trois principaux types de cancer pulmonaire non à petites cellules sont les suivants : carcinome squameux, adénocarcinome et carcinome à grandes cellules.

Le cancer pulmonaire à petites cellules est moins commun et se propage plus rapidement. Les trois principaux types sont les suivants : carcinome à petites cellules, carcinome mixte à petites et grandes cellules, et carcinome mixte à petites cellules.

D’autres types de cancer peuvent se propager aux poumons, mais diffèrent du cancer primitif du poumon, qui commence dans les cellules pulmonaires.

4. La fibrose kystique (FK) est la maladie génétique la plus répandue et la plus fatale chez les jeunes Canadiens. Elle touche principalement les poumons et la digestion. Les personnes atteintes de FK ont un mucus particulièrement épais et collant qui obstrue les poumons, complique la respiration et peut entraîner des infections pulmonaires potentiellement mortelles. La FK affecte également le pancréas : des sécrétions épaisses empêchent la libération des enzymes digestives qui aident normalement à décomposer les aliments, ce qui rend la digestion et l’absorption de nutriments difficiles. Le mucus peut également bloquer le canal cholédoque du foie, ce qui peut causer des lésions hépatiques irréversibles chez certaines personnes.

5. La tuberculose est une maladie grave causée par l’inhalation d’une bactérie appelée Mycobacterium tuberculosis. Elle infecte généralement les poumons, mais peut également infecter d’autres parties du corps, notamment les reins, la colonne vertébrale et le cerveau.

Bien que le taux de tuberculose active au Canada soit parmi les plus bas au monde, environ 1 600 nouveaux cas sont signalés au pays chaque année. En 2016, 89 % de ces cas ont touché 2 populations principales :

  • 70 % des cas sont survenus chez des personnes nées à l’étranger;
  • 19 % des cas sont survenus chez des individus autochtones nés au Canada.

La plupart des cas de tuberculose active peuvent être guéris par une longue antibiothérapie.