Qu’est-ce que le cancer de la prostate?

On parle de cancer de la prostate lorsque les cellules normales de la prostate se transforment en cellules anormales et prolifèrent de manière anarchique. La prostate sécrète un liquide qui entre dans la composition du liquide séminal. Cette glande (la prostate) est localisée au-dessous de la vessie et devant le rectum, et forme un anneau autour de l’urètre, le tube étroit qui achemine l’urine de la vessie vers l’extérieur du corps.

Les hommes de plus de 50 ans sont davantage touchés par le cancer de la prostate. Et bien que ce cancer soit très commun, sa progression est très lente, ce qui fait que peu d’hommes en meurent.

Facteurs de risque associés au cancer de la prostate

Le cancer de la prostate est la deuxième forme de cancer la plus fréquente au monde chez les hommes, avec plus de 1,2 million de cas diagnostiqués et 358 000 morts chaque année. L’âge, l’ethnicité, la génétique et l’alimentation comptent parmi les facteurs de risque les mieux connus et les plus importants pour ce type de cancer.

ÂGE : L’âge est le facteur de risque le plus important du cancer de la prostate. Dans 99 % des cas, il se manifeste chez les hommes âgés de 50 et plus. La majorité des cas diagnostiqués sont des hommes âgés de plus de 65 ans.

ETHNICITÉ : Les hommes d’origine africaine ou caribéenne ont davantage de possibilités de développer un cancer de la prostate.

GÉNÉTIQUE : Il existe plusieurs mutations génétiques qui prédisposent les individus à un risque plus élevé de développer le cancer de la prostate. Ce type de cancer semble souvent toucher les membres d’une même famille. Vos prédispositions à le développer sont plus élevées si un membre de la famille immédiate (père ou frère) en a souffert. Le risque augmente pour chaque membre de la famille immédiate qui en est atteint ou qui l’a déjà eu.

ALIMENTATION : Une alimentation riche en gras animal et faible en fruits et légumes peut augmenter le risque de développer un cancer de la prostate. Certaines études ont révélé qu’un apport très élevé en calcium était associé à des risques accrus. Des recherches préliminaires indiquent également qu’un surpoids augmente le risque de développer un cancer de la prostate.

Signes et symptômes 

Dans les phases initiales, le cancer de la prostate ne présente pas de symptômes. Si symptôme il y a, ils peuvent inclure :

  • un besoin plus fréquent d’uriner;
  • un débit d’urine ralenti;
  • une hématurie (du sang dans l’urine).

Ces symptômes peuvent également être associés à d’autres maladies. Toutefois, si ces symptômes se manifestent, avisez votre médecin ou infirmière.

Diagnostiquer le cancer de la prostate

Le diagnostic du cancer de la prostate débute généralement avec une visite chez votre fournisseur de soins de santé. Ce dernier vous posera des questions sur vos symptômes et vous fera passer un examen physique complet. En se fondant sur ces renseignements, s’il existe le moindre soupçon, des tests de suivi seront effectués. Ceux-ci pourraient comprendre :

  • Le test des antigènes spécifiques de la prostate (APS) – souvent utilisé comme premier test pour dépister le cancer de la prostate. L’APS est une protéine produite par la prostate et ce test de dépistage mesure sa quantité dans votre sang.
  • Toucher rectal (TR) – votre médecin ou infirmière insère un doigt dans votre anus, jusqu’au rectum, pour ensuite appuyer sur la paroi du rectum afin de détecter toute zone anormale sur la prostate.
  • Biopsie – Un médecin prélèvera un petit échantillon de la prostate. Un autre médecin procédera ensuite à l’analyse de cet échantillon sous le microscope afin de déterminer s’il s’agit de cancer.
  • Échographie, IRM ou autres imageries – Ces tests créent des images de l’intérieur du corps et peuvent révéler des excroissances anormales.

Traitement pour le cancer de la prostate

Les hommes souffrant du cancer de la prostate peuvent se voir offrir divers traitements. Les plus courants sont les suivants :

Surveillance active – Les hommes qui choisissent cette option ne reçoivent pas de traitement immédiat. Cependant, ils doivent passer des tests de routine afin de vérifier si le cancer a commencé à proliférer rapidement. Si c’est le cas, ils peuvent débuter les traitements actifs.

Intervention chirurgicale – Le cancer de la prostate peut parfois être traité par une intervention chirurgicale afin d’enlever la prostate.

Radiothérapie – La radiothérapie tue les cellules cancéreuses. La radiation peut être administrée à partir d’un appareil qui se déplace autour du corps. On encore, un médecin peut insérer une source de radiation directement dans la prostate.

Thérapie hormonale – Les hormones mâles du corps favorisent la progression du cancer de la prostate. La thérapie hormonale réduit le niveau de ces hormones, ce qui peut diminuer la taille du cancer. Dans les cas de thérapies hormonales, les hommes peuvent avoir à prendre des médicaments. Il se peut également que l’ablation des testicules soit nécessaire. (Les hormones mâles sont produites dans les testicules.) Ce traitement est souvent réservé aux hommes dont le cancer se trouve à un stade avancé. Toutefois, certains hommes atteints de ce cancer à un stade précoce doivent subir ce traitement de même que la radiothérapie ou une intervention chirurgicale.

Chimiothérapie – La chimiothérapie est un terme médical qui désigne les médicaments qui tuent les cellules cancéreuses ou bloquent leur développement. Les hommes atteints de cancer avancé peuvent subir des traitements de chimiothérapie si la thérapie hormonale cesse de fonctionner. Dans certains cas, la chimiothérapie et la thérapie hormonale sont administrées simultanément.

Attente vigilante – Certains hommes, particulièrement les hommes plus âgés aux prises avec d’autres troubles médicaux graves, peuvent choisir de ne procéder à aucun traitement. Au lieu de cela, ils peuvent opter pour « l’attente vigilante », qui n’est pas l’équivalent de la surveillance active. Dans le cas de l’attente vigilante, aucun test périodique n’est nécessaire, mais elle comprend le traitement des symptômes lorsqu’ils surviennent.

Les tendances en lien avec le cancer de la prostate

Il existe plusieurs procédés pour traiter le cancer de la prostate, qui répond généralement bien au traitement choisi. Le taux de décès a sensiblement diminué, de 3,3 % par année en moyenne depuis 2001, grâce à l’amélioration des méthodes de dépistage et à l’accès à de meilleures options de traitement. Le dépistage précoce est essentiel! Parlez de vos risques à développer un cancer de la prostate avec votre fournisseur de soins de santé ainsi que des mesures à prendre.

SOURCES

Société canadienne du cancer

Gouvernement du Canada

Mayo Clinic

Princess Margaret Cancer Centre 

Cancer de la prostate Canada

Prostate Cancer Foundation

UpToDate

Organisation mondiale de la santé