Un diagnostic et un traitement précoces peuvent contribuer au rétablissement complet du lymphome hodgkinien

Le lymphome hodgkinien, appelé autrefois maladie de Hodgkin, est considéré comme l’une des formes de cancer dont le traitement connaît le plus de succès s’il est détecté tôt. Il est relativement rare et le mot « cancer » n’est pas inclus dans son nom, alors bon nombre de personnes ne connaissent pas la maladie et ne savent pas qu’il s’agit d’un type de cancer.

Le lymphome hodgkinien, d’après le nom du docteur Thomas Hodgkin qui fut le premier à constater en 1832 des cas de cancer des ganglions, est un cancer du sang et de la moelle osseuse. Il prend naissance dans les lymphocytes, qui sont les globules blancs du système lymphatique. Le système lymphatique agit de concert avec d’autres parties du système immunitaire pour aider l’organisme à combattre les infections et les maladies.

Personne ne connaît les causes exactes du lymphome hodgkinien, mais ce lymphome commence lorsqu’un lymphocyte subit une mutation génétique lui disant de se multiplier rapidement. Les cellules malades continuent ensuite à se multiplier et à croître de manière à former des tumeurs appelées lymphomes. Ces lymphomes peuvent prendre naissance presque n’importe où dans le corps, le plus souvent dans la poitrine, le cou ou sous les bras. Ils peuvent ensuite se propager vers à peu près n’importe quel tissu ou organe par l’intermédiaire du système lymphatique ou la circulation sanguine.

Statistiques sur le lymphome hodgkinien

Le lymphome hodgkinien peut toucher des personnes de tout âge, mais il est plus courant entre 20 et 40 ans, et après 55 ans, et il est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. La probabilité de développer un lymphome hodgkinien est d’un cas sur 432 chez les hommes, et d’un cas sur 498 chez les femmes. Il représente environ 0,5 % de tous les cancers et 15 % de tous les lymphomes diagnostiqués. Environ 900 personnes au Canada reçoivent chaque année un diagnostic de lymphome hodgkinien. Le taux de survie net après cinq ans est de 85 %, ce qui veut dire qu’en moyenne environ 85 % des personnes diagnostiquées survivront pendant au moins cinq ans. Les progrès effectués pour diagnostiquer et traiter le lymphome hodgkinien ont donné la chance aux personnes qui en sont atteintes de se rétablir complètement.

Le lymphome non hodgkinien est la forme la plus courante de cancer lymphatique et le pronostic varie en fonction du type particulier et de sa propagation. Le taux de survie après cinq ans au Canada pour le lymphome non hodgkinien est d’environ 66 %.

Signes et symptômes du lymphome hodgkinien

Voici quelques-uns des symptômes :

  • Enflure indolore des ganglions du cou, des aisselles ou de l’aine
  • Fatigue persistante
  • Fièvre et frissons
  • Sueurs nocturnes
  • Perte de poids inexpliquée
  • Perte d’appétit
  • Démangeaisons
  • Sensibilité accrue aux effets de l’alcool ou ganglions douloureux après consommation d’alcool

Diagnostic du lymphome hodgkinien

Si le lymphome hodgkinien est détecté tôt, meilleures sont les chances de réussir le traitement. Consultez votre médecin si vous présentez l’un ou l’autre des symptômes.

Votre médecin vous interrogera sur vos antécédents médicaux personnels et sur ceux de votre famille, et vous devrez passer des examens et des interventions, dont les suivants : examen physique pour vérifier la présence de ganglions enflés, tests sanguins, examens d’imagerie, comme des radiographies, une imagerie par résonance magnétique et une tomographie par émissions de positron ainsi qu’une biopsie des ganglions et/ou une biopsie de la moelle épinière. D’autres examens et interventions pourront être utilisés selon votre situation.

Traitement du lymphome hodgkinien

Le plan de traitement du lymphome hodgkinien dépend principalement du son stade, tôt ou avancé. Votre équipe soignante tiendra également compte de la région du corps touchée, de votre âge et de votre état de santé global. L’objectif est de détruire autant de cellules cancéreuses que possible et de cesser la progression de la maladie.

Votre équipe soignante peut recommander l’un ou plusieurs des traitements suivants :

Chimiothérapie : le traitement préféré pour le lymphome hodgkinien.

Radiothérapie : ce traitement se donne habituellement après la chimiothérapie.

Greffe de cellules souches, également appelée greffe de moelle osseuse : peut être utilisée si le lymphome hodgkinien récidive, après les autres traitements ou si le cancer ne répond plus au traitement.

Des médicaments ciblés peuvent être administrés en cas de récidive ou en cas de réponse insuffisante au traitement.

Soins de suivi

Il est important de rencontrer régulièrement votre équipe soignante au cours des cinq premières années après la fin du traitement, et une fois par année par la suite, pour surveiller vos progrès et votre rétablissement.